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11 novembre-Vatican II : la véritable paix !

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11 novembre-Vatican II : la véritable paix !

Ponctuellement, en ce dernier dimanche, a été commémorée l’Armistice de la guerre de 14-18; commémorer une armistice est en quelques sortes célébrer, marque la paix qui est intervenue à la fin d’un conflit. Mais quelle paix ? Nous savons la fragilité de ces paix signée entre les hommes et, en l’occurrence, 21 ans après une nouvelle guerre était déclarée. Par ailleurs, de par le monde, des conflits, des guerres n’ont cessé, depuis, d’éclater, il n’est qu’à suivre l’actualité. Signer une paix est fondamental, mais comment faire qu’elle soit durable, vraie ? Et, dans cette période et au cours des années à venir, nous célébrons l’anniversaire de l’ouverture du Concile de Vatican II, puis son déroulement, son contenu ; bien des fois, et en ce moment particulièrement en France, le rôle, la place des religions et de l’Eglise catholique en particulier, sont contestés, de quel droit se permettent d’intervenir dans le débat public, les débats de société,…. Souvent l’histoire lui donne raison, mais encore faut-il le voir, le reconnaître. Lors du Concile, un grand texte, Gaudium et Spes, sur « l’Eglise dans le monde de ce temps » a abordé, parmi d’autres, la question de la paix.

 

A lire ce titre, vous pouvez vous poser la question : mais quel lien y a-t-il entre le 11 novembre et le Concile de Vatican II ?

Ponctuellement, en ce dernier dimanche, a été commémorée l’Armistice de la guerre de 14-18; commémorer une armistice est en quelques sortes célébrer, marque la paix qui est intervenue à la fin d’un conflit. Mais quelle paix ?

Nous savons la fragilité de ces paix signée entre les hommes et, en l’occurrence, 21 ans après une nouvelle guerre était déclarée. Par ailleurs, de par le monde, des conflits, des guerres n’ont cessé, depuis, d’éclater, il n’est qu’à suivre l’actualité.

Signer une paix est fondamental, mais comment faire qu’elle soit durable, vraie ?

Et, dans cette période et au cours des années à venir, nous célébrons l’anniversaire de l’ouverture du Concile de Vatican II, puis son déroulement, son contenu ; bien des fois, et en ce moment particulièrement en France, le rôle, la place des religions et de l’Eglise catholique en particulier, sont contestés, de quel droit se permettent d’intervenir dans le débat public, les débats de société,…. Souvent l’histoire lui donne raison, mais encore faut-il le voir, le reconnaître.

Lors du Concile, un grand texte, Gaudium et Spes, sur « l’Eglise dans le monde de ce temps » a abordé, parmi d’autres, la question de la paix.

Ici, je vous invite à lire ce qui est dit : je suis convaincu, pour ma part, qu’il ne s’agit pas d’une utopie, mais qu’il appartient à chaque homme de s’en inspirer, et les chrétiens, évidemment.

 78.1. La paix n’est pas une pure absence de guerre et elle ne se borne pas seulement à assurer l’équilibre de forces adverses ; elle ne provient pas non plus d’une domination despotique, mais c’est en toute vérité qu’on l’appelle « œuvre de justice » (Is 32, 17). Elle est le fruit d’un ordre inscrit dans la société humaine par son divin fondateur, et qui doit être réalisé par des hommes qui ne cessent d’aspirer à une justice plus parfaite.

 En effet, encore que le bien commun du genre humain soit assurément régi dans sa réalité fondamentale par la loi éternelle, dans ses exigences concrètes il est pourtant soumis à d’incessants changements avec la marche du temps : la paix n’est jamais chose acquise une fois pour toutes, mais sans cesse à construire. Comme de plus la volonté humaine est fragile et qu’elle est blessée par le péché, l’avènement de la paix exige de chacun le constant contrôle de ses passions et la vigilance de l’autorité légitime.

78.2. Mais ceci est encore insuffisant. La paix dont nous parlons ne peut s’obtenir sur terre sans la sauvegarde du bien des personnes, ni sans la libre et confiante communication entre les hommes des richesses de leur esprit et de leurs facultés créatrices. La ferme volonté de respecter les autres hommes et les autres peuples ainsi que leur dignité, la pratique assidue de la fraternité sont absolument indispensables à la construction de la paix. Ainsi la paix est-elle aussi le fruit de l’amour qui va bien au-delà de ce que la justice peut apporter.

 78.3. La paix terrestre qui naît de l’amour du prochain est elle-même image et effet de la paix du Christ qui vient de Dieu le Père. Car le Fils incarné en personne, prince de la paix, a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix, rétablissant l’unité de tous en un seul peuple et un seul corps. Il a tué la haine dans sa propre chair et, après le triomphe de sa résurrection, il a répandu l’Esprit de charité dans le cœur des hommes.

 78.4. C’est pourquoi, accomplissant la vérité dans la charité (Ep 4, 15), tous les chrétiens sont appelés avec insistance à se joindre aux hommes véritablement pacifiques pour implorer et instaurer la paix.

 78.5. Poussés par le même esprit, nous ne pouvons pas ne pas louer ceux qui, renonçant à l’action violente pour la sauvegarde des droits, recourent à des moyens de défense qui, par ailleurs, sont à la portée même des plus faibles, pourvu que cela puisse se faire sans nuire aux droits et aux devoirs des autres ou de la communauté.

Chacun peut comprendre que la première démarche pour que ceci soit possible est que les hommes changent, leur cœur change : je propose qu’on le voit dans un prochain billet

article paru sur http://direetredire.unblog.fr

 

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